Conférences

Chaque année, nous vous proposons des conférences présentées à Angers et/ou à Nantes par de grands spécialistes de l'égyptologie française ou mondiale.

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PROCHAINES CONFÉRENCES :

picto_nouveauSÉMINAIRE :
« LE TEMPLE ÉGYPTIEN, QUELQUES ASPECTS DE LA RECHERCHE ACTUELLE »
(3 conférences)
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par MM. Laurent COULON, Luc GABOLDE
et Claude TRAUNECKER
(Mercredi 21 mars 2018, Lycée Nicolas Appert à Orvault)

Le programme détaillé de ce séminaire sera disponible courant septembre 2017

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CONFÉRENCES PRÉSENTÉES PRÉCÉDEMMENT :

LA BATAILLE DE QADECH, RAMSÈS II.
N‘arin, sekou tepy et questions d’itinéraires
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par M. Claude OBSOMER
Professeur à l’Université catholique de Louvain
(Institut des Civilisations, Arts et Lettres - INCAL)
(Samedi 1er avril 2017 à Nantes)

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Photos © Cl. Obsomer

L'arrivée de la troupe des n‘arin le jour de la bataille de Qadech a permis à Ramsès II de renverser à son avantage une situation compromise par l'attaque imprévue des chars hittites. Cette étude examine les nombreuses opinions émises depuis plus d'un siècle sur l'identité de cette troupe et l'itinéraire qu'elle a suivi pour arriver en temps opportun au secours du camp établi par la division d'Amon. Grâce à une meilleure compréhension de la légende R11 qui accompagne la figuration des n‘arin sur les parois des temples, un éclairage est apporté à l'ensemble de la campagne, tant pour l'itinéraire aller de Ramsès II que pour son itinéraire retour.

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Docteur en philologie et histoire orientales, Claude Obsomer enseigne la langue et l'histoire égyptiennes à l'Université catholique de Louvain depuis 1995. Ses recherches portent, entre autres, sur la politique étrangère des rois des XIIe et XIXe dynasties.


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NOUVELLES RECHERCHES
SUR LE TEMPLE DE MÉDAMOUD :
perspectives historiques et archéologiques
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par M. Félix RELATS MONTSERRAT
Directeur de la mission IFAO/Sorbonne
sur le site de Médamoud
(Samedi 13 mai 2017 à Nantes)

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Photo © F. Relats Montserrat

Le site de Médamoud est riche par les découvertes qu’il a livrées lors des fouilles menées par deux équipes de l’IFAO entre 1924 et 1940. Elles ont essentiellement porté sur le temple ptolémaïque et ses fondations où ont été réemployés des blocs remontant jusqu’au règne de Sésostris III. La nouvelle étude des archives des premiers fouilleurs du site couplée aux recherches de la mission IFAO/Paris-Sorbonne permettent aujourd’hui de présenter une nouvelle synthèse de l’histoire du site.

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Docteur en égyptologie de l’université de Paris-Sorbonne et agrégé d’histoire. Félix Relats est chercheur associé à l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée ». Il dirige actuellement la mission IFAO/Sorbonne sur le site de Médamoud.

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ÉTIENNE DRIOTON,
GRAND ÉGYPTOLOGUE DU XXe SIÈCLE

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par Mme Michèle JURET
Conservatrice du Musée Municipal Josèphe Jacquiot à Montgeron
(Samedi 26 mars 2016 à Nantes)

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Portrait officiel d’Étienne Drioton (Fonds É. Drioton - Montgeron)

Le chanoine Étienne Drioton fut Directeur du Service des Antiquités d’Égypte, au Caire, de 1936 à 1952, dernier Français à occuper cette haute fonction. Couronnement de sa brillante carrière, en 1957 il est élu Professeur au Collège de France. Un parcours ponctué de moments exceptionnels, une oeuvre scientifique immense et novatrice. Il a étudié tous les domaines de l’égyptologie.

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Michèle Juret, diplômée de l’École du Louvre, est conservatrice du Musée Municipal Josèphe Jacquiot à Montgeron. Elle est responsable des archives Étienne Drioton.


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SÉMINAIRE « TANIS »
(3 conférences)
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par MM. François LECLÈRE, Frédéric PAYRAUDEAU
et Patrice LE GUILLOUX
(Mercredi 16 mars 2016, Lycée Nicolas Appert à Orvault)

10h30 - NOUVELLES RECHERCHES À TANIS
par M. François LECLÈRE
Ingénieur de recherche à l’École pratique des hautes études (Sciences religieuses, EA 4519),
Directeur de la Mission française des fouilles de Tanis,
Président de la Nouvelle Société des Amis de Tanis


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Vue satellitaire du site de Tanis dans son environnement actuel
(Googleearth/Digital Globe, 01/2010)

Depuis le printemps 2014, l'équipe renouvelée de la Mission française des fouilles de Tanis développe un nouveau programme de recherche portant principalement sur l’étude globale de la structure du tissu urbain de la cité antique d’une part, et sur son contexte paléo-environmental d’autre part, la fonction portuaire fluvio-maritime de la localité étant très vraisemblablement à l’origine même de son existence. Ce programme implique la mise en œuvre de différents types de prospections à grande échelle, sur le site et à ses abords (prospection géophysique, carottages archéologiques et géomorphologiques, prospection céramique, etc.). La MFFT s'engage parallèlement sur une large reprise des études égyptologiques, portant essentiellement sur le matériel épigraphique royal et privé de la Troisième Période intermédiaire à Tanis, et vers des projets de conservation et de mise en valeur du site. Ces nouvelles problématiques et les premiers résultats prometteurs obtenus durant les campagnes de printemps 2014 et 2015 seront présentés.

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François Leclère, docteur en égyptologie, est aujourd’hui ingénieur de recherche en archéologie à l’École pratique des hautes études, Section des Sciences religieuses, Paris (EA 4519 « Égypte ancienne : archéologie, langue, religion », Centre Wladimir Golénischeff), après avoir été conservateur-chercheur au département Ancient Egypt and Sudan, puis au département Greece & Rome du British Museum, où il a participé à deux projets de recherche sur les sites de Daphnae et de Naucratis. Ancien membre scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire, il a participé à plusieurs chantiers de fouilles en Égypte depuis 1988, et en a dirigé certains, notamment à Karnak. Il est, depuis début 2014, directeur de la Mission française des fouilles de Tanis (MFFT).


14h00 - LES ROIS TANITES DE LA FIN DE LA TROISIÈME PÉRIODE INTERMÉDIAIRE : RECHERCHES RÉCENTES
par M. Frédéric PAYRAUDEAU
Maître de conférences en égyptologie à l’Université Paris Sorbonne-
Paris 4 (Équipe « Mondes pharaoniques de l’UMR 8167),
Directeur adjoint de la Mission française des fouilles de Tanis


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Bloc d’un roitelet tanite de l’époque éthiopienne (© MFFT/R. Meffre)

Les recherches récentes permettent de dresser un nouveau tableau des rois tanites de la fin de la Troisième Période intermédiaire. La composition de la mystérieuse XXIIIe dynastie comme l'identité des roitelets tanites sous domination soudanaise seront discutées. Tant l'ordre de succession que l'identité et surtout les réalisations artistiques de ces pharaons méconnus, tels que Pamy ("le chat"), Pétoubastis II ou Osorkon IV, seront évoqués.

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Frédéric Payraudeau, docteur en égyptologie, a été membre scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire. Il a participé à de nombreuses missions archéologiques, notamment à Louqsor, Saqqâra et Tanis. Spécialiste du Premier millénaire avant J.-C., il enseigne l’archéologie et l’iconographie de l’Égypte pharaonique à l’U.F.R. d’Art et d’Archéologie de l’Université Paris-Sorbonne depuis 2010.


15h30 - LES ARCHIVES DE LA MISSION MONTET : ÉTUDES ACTUELLES ET PERSPECTIVES
par M. Patrice LE GUILLOUX
Membre associé de l’Équipe d’Accueil 4519 de l’École pratique des hautes études (Sciences religieuses, Centre Wladimir Golénischeff),
Membre de la Mission française des fouilles de Tanis,
Directeur de l’Association d’égyptologie Imhotep


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Le masque funéraire du roi Chéchanq II lors de sa découverte en 1939
(Archives Mission Montet
© EPHE, Centre Wladimir Golénischeff)

La mission archéologique dirigée par Pierre Montet (1885-1966) a oeuvré sur le site de Tanis entre 1928 et 1956. Les nombreuses archives laissées par les membres de la mission sont aujourd’hui dispersées entre plusieurs institutions et personnes privées, mais la majeure partie est conservée au Centre Wladimir Golénischeff à Paris (EPHE, Section des Sciences religieuses). Depuis 2014, un vaste programme de vérification et de numérisation de ce fonds a été lancé, à l’initiative et sous la direction de François Leclère, en vue d’assurer un archivage numérique pérenne de cette colossale documentation, regroupant plusieurs milliers de négatifs et tirages photographiques, plans, dessins, fiches, journaux de fouilles, etc. Le travail effectué depuis deux ans, ainsi que les résultats déjà obtenus - parfois surprenants - et les perspectives offertes par ce véritable trésor documentaire seront présentés.

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Patrice Le Guilloux, diplômé de l’École pratique des hautes études (Sciences religieuses), a participé à plusieurs campagnes archéologiques de la Mission française des fouilles de Tanis. Après avoir enseigné l’égyptologie à l’École du Louvre (1991-1998) et à l’Université de Nantes (1998-2012), il est actuellement membre associé de l’Équipe d’Accueil 4519 de l’EPHE, chargé de la numérisation des archives de la Mission Montet conservées au Centre Wladimir Golénischeff et directeur de l’Association d’égyptologie Imhotep.


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50 ANS DE FOUILLES PAR LA
MISSION ARCHÉOLOGIQUE FRANÇAISE DE SAQQÂRA.
BILAN ET PERSPECTIVES

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par M. Philippe COLLOMBERT
Professeur à l’Université de Genève,
Directeur de la Mission archéologique française de Saqqâra
(Mercredi 29 avril 2015 à Nantes)

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Vue satellite du site de la nécropole de Pépy Ier (Google earth)

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Textes des Pyramides de la chambre funéraire de la reine Béhénou (Copyright MAFS)

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Tête de statuette représentant la reine Béhénou (Copyright MAFS)

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Restitution 3D du site de la nécropole de Pépy Ier (Copyright MAFS)

La Mission archéologique française de Saqqâra déploie ses activités dans la nécropole memphite depuis maintenant 50 ans. Cette conférence sera l'occasion de dresser un panorama complet et vivant de nos travaux, depuis l'étude des Textes des Pyramides jusqu'aux fouilles de la nécropole du roi Pépy Ier (vers 2350 av. J.-C.), avec la découverte des pyramides de ses épouses. Cette conférence permettra aussi de présenter aux auditeurs les résultats de nos derniers travaux.

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Philippe Collombert est titulaire de la chaire d'égyptologie de l'Université de Genève et directeur de la Mission archéologique française de Saqqâra. Ses recherches archéologiques portent sur la nécropole du roi Pépy Ier. Ses autres thèmes de recherche principaux sont liés à la langue égyptienne et à la géographie.


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L’ART RHÉTORIQUE EN ÉGYPTE ANCIENNE
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par M. Laurent COULON
Chercheur au CNRS, Université de Lyon, HiSoMA
(Samedi 17 janvier 2015 à Nantes)

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Un homme dénommé Djed-néferet ("l'éloquent") en train de réciter une liturgie
(H. Junker,
Gîza VI, 1943, fig. 33)

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Cérémonie de récompense de Toutou à la cour d'Amarna
(N. de G. Davies,
The Rock Tombs of El Amarna. VI, 1908, pl. xix-xx)

La fascination qu'exerce l'écriture hiéroglyphique sur les civilisations occidentales depuis l'Antiquité a contribué à rejeter dans l'ombre l'art de la parole que les Égyptiens avaient développé. La rhétorique, distincte de la magie mais ne s'en affranchissant pas totalement, avait acquis un rôle central dans la société égyptienne : conçue comme l'arme absolue que le pharaon lui-même devait maîtriser, elle régissait aussi les rapports de ses sujets entre eux, se déployait dans les cérémonies de cour et contribuait à définir l'idéal du parfait courtisan. Cette domination de l'éloquence se reflète dans la littérature à partir du Moyen Empire, comme en témoignent le célèbre conte du « Paysan éloquent » et, un peu plus tard, celui de « Vérité et Mensonge ». Elle est illustrée aussi, dès la fin de l'Ancien Empire, par les inscriptions “autobiographiques” des tombes ou la littérature funéraire. Un parcours à travers les témoignages les plus représentatifs de la rhétorique égyptienne permettra d'en dégager certains grands principes et les procédés les plus courants.

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Laurent Coulon est égyptologue et chercheur au CNRS, au sein du laboratoire Histoire et Sources du Monde Antique (HiSoMA) de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée à Lyon. L'un de ses thèmes de recherche principaux concerne l'histoire de la religion égyptienne à travers l'étude du développement du culte d'Osiris au Ier millénaire avant Jésus-Christ. Il s'appuie pour cela sur les travaux archéologiques et épigraphiques qu'il mène depuis 1993 sur les édifices osiriens de Karnak et dans d'autres sites mais aussi sur l'étude de corpus prosopographiques, notamment celui des prêtres d'Osiris de Karnak.


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LA CACHETTE DE KARNAK... 110 ans après sa découverte.
Recherches historiographiques et épigraphiques
en cours

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par M. Laurent COULON
Chercheur au CNRS, Université de Lyon, HiSoMA
(Samedi 24 mai 2014 à Nantes)

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Vue de la fouille de la Cachette de Karnak supervisée par G. Legrain

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La base Cachette de Karnak

De 1903 à 1907, plus de 700 statues et 17000 bronzes furent mis au jour par G.  Legrain dans la cour du VIIe pylône à Karnak, dès lors surnommée «  Cour de la Cachette  ». En dehors d’un certain nombre d’effigies royales de toutes époques, les statues découvertes appartenaient généralement à des prêtres qui officièrent à Karnak du Nouvel Empire jusqu’à la fin de l’époque ptolémaïque. En cela, la «  Cachette  » est une mine de renseignements sur le clergé et l’évolution des cultes dans la région thébaine.
En 2009, une équipe de chercheurs a lancé, sous l'égide de l'IFAO et du Conseil suprême des antiquités de l'Égypte, la base « Cachette de Karnak » (
www.ifao.egnet.net/bases/cachette) qui a pour but de regrouper la documentation existante sur les monuments issus de cette découverte et de dresser pour chacun une fiche comprenant l’ensemble des données muséographiques, prosopographiques, iconographiques et épigraphiques associées. Le travail se prolonge maintenant à travers l'élaboration d'un corpus électronique des inscriptions présentes sur les statues.
Outre la base de données, les travaux menés ont apporté quantité de nouvelles informations sur la Cachette de trois points de vue : tout d'abord, sur la Cachette en elle-même en tant que fait archéologique (pourquoi, par qui a-t-elle été créée et quel est son contenu réel), puis sur l'histoire de sa découverte par G. Legrain, et enfin sur certains objets jusqu'ici peu connus ou totalement inédits, dont certains apportent des informations essentielles sur l'histoire de Karnak.


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GUSTAVE JÉQUIER (1868-1946),
pionnier de l’égyptologie helvétique.
Un égyptologue au Musée d’ethnographie
de Neuchâtel

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par Mme Isadora ROGGER
Conservatrice adjointe au Département des Antiquités égyptiennes
du Musée d’ethnographie de Neuchâtel
(Samedi 29 mars 2014 à Nantes)

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Gustave Jéquier © Archives privées

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Fouilles de G. Jéquier au complexe funéraire de Pepi II à Saqqara.
© Fonds d’archives G. Jéquier,
Musée d’ethnographie de Neuchâtel

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Pyramide de Pepi II à Saqqara. © Photo I. Rogger

La présence de la collection d'antiquités égyptiennes au Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN) est étroitement liée à l'un des pionniers de l'égyptologie helvétique : Gustave Jéquier (1868-1946). Après avoir étudié l'égyptologie auprès d'Adolf Erman à Berlin, puis avec Gaston Maspero à Paris, Jéquier participe à l'élaboration du catalogue des monuments et inscriptions de l’Egypte antique sous la direction de Jacques de Morgan. Premier attaché étranger de l'Institut Français d'archéologie orientale (IFAO), Jéquier collabore avec les chercheurs sur les fouilles de Licht, Tell el-Amarna, Dahchour, et Nagada. Il fouille en Perse à Suse avec Jacques de Morgan, puis de retour en Suisse il se consacre entièrement à l’égyptologie qu'il enseigne à l'Université de Neuchâtel. A l'âge de 56 ans, sous l’égide du Service des Antiquités de l’Egypte (SAE), il sera en charge d'un chantier de fouilles à Saqqara sud afin de dégager la pyramide de Pepi II ainsi que ses environs. Une grande partie ses archives scientifiques est également conservée au Musée d'ethnographie. Elle apporte un éclairage sur l'élaboration de la collection d'antiquités égyptiennes, sur les travaux scientifiques et la place importante qu'a tenue Gustave Jéquier dans les milieux scientifiques de son époque.

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Isadora Rogger est égyptologue et conservatrice adjointe au Musée d'ethnographie de Neuchâtel (Suisse). Elle est responsable des collections d'antiquités égyptiennes ainsi que du fonds d'archives de Gustave Jéquier. Commissaire adjointe et co-auteure du catalogue de l'exposition Fleurs des Pharaons au Laténium (Hauterive – Neuchâtel), elle consacre actuellement sa thèse de doctorat à l'Université de Genève sous la direction du Prof. Philippe Collombert à l'étude des documents scientifiques et privés de l'égyptologue neuchâtelois Gustave Jéquier.

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AMENHOTEP ET LE VIZIR
Nouvelles découvertes dans la nécropole thébaine
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par M. Laurent BAVAY
Directeur de la Mission archéologique belge dans la Nécropole Thébaine
(Samedi 7 décembre 2013 à Nantes)

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Colline de Cheikh Abd el-Gourna à Louxor. © MANT

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La tombe d’Amenhotep © L. Bavay/MANT


En 2009, la mission archéologique conjointe de l’Université libre de Bruxelles et de l’Université de Liège découvrait, sur la colline de Cheikh Abd el-Gourna, la tombe perdue du substitut du chancelier Amenhotep. La fouille du monument se poursuit au fil des campagnes annuelles et révèle l’histoire complexe de la tombe, depuis sa réalisation sous le règne de Thoutmosis III jusqu’à nos jours. Largement relayée dans les médias, la découverte récente d’une pyramide en briques construite dans la cour de la tombe pour un vizir nommé Khay apporte, en particulier, un éclairage nouveau sur l’organisation de la nécropole thébaine à l’époque ramesside. La conférence a proposé un bilan de ces recherches et de ses principaux résultats.

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Laurent Bavay est titulaire de la Chaire d’archéologie égyptienne et directeur du CReA-Patrimoine, centre qui fédère l’ensemble des programmes de recherche archéologique menés à l’Université libre de Bruxelles. Ses recherches portent sur la nécropole thébaine, où il dirige la mission archéologique belge dans les tombes de Sennefer TT 96, d’Aménémopé TT 29 et d’Amenhotep TT C3.


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LES DIVINES ADORATRICES DE LA XXVIe DYNASTIE
À KARNAK
Chapelles et palais saïtes au nord du temple d’Amon
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par M. Laurent COULON
Chercheur au CNRS, Université de Lyon, HiSoMA
(Mardi 11 juin 2013 à Nantes)

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Relief au nom de Nitocris. Karnak. Cliché Mohamed Saïdi © CFEETK

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Vue générale de la chapelle saïte d'Osiris Ounnefer Maître des aliments
© L. Coulon


Pendant toute la première moitié du Ier millénaire avant J.-C., l'importance des « Divines Adoratrices », ces princesses royales occupant à Thèbes le rôle de grandes prêtresses d'Amon, n'a cessé de s'affirmer. Durant la XXVIe dynastie, deux Divines Adoratrices, Nitocris et Ankhnesneferibrê, vont incarner le pouvoir saïte dans le fief d'Amon de Karnak et consolider cette fonction d'épouse divine déjà rendue prééminente par les princesses libyennes et éthiopiennes qui les avaient précédées. Les édifices qu'elles ont construits à Karnak se situent en majorité dans le secteur septentrional du temple d'Amon et dans le domaine de Karnak-nord. Les vestiges les mieux conservés sont ceux des chapelles osiriennes situées le long de la « voie de Ptah » sous les règnes d'Amasis et de Psammétique III. Les fouilles menées depuis 2000 sous l'égide de l'IFAO et du CFEETK ont permis d'en éclairer le fonctionnement et la théologie, révélant qu'y étaient transposés les cultes et processions d'Abydos.
Mais le fait que ce secteur du temple a été privilégié pour l'implantation de ces chapelles ne peut être expliqué qu'en prenant en compte l'existence, au nord-ouest du temple d'Amon, d'un véritable « quartier des Divines Adoratrices » de grande ampleur, désormais presque entièrement disparu sous le village moderne de Naga Malgata. Grâce à des documents d'archives, il est possible de reconstituer partiellement le plan des édifices de ce secteur, comparables pour certains à des résidences palatiales, et d'en déterminer le rôle central dans le fonctionnement de l'institution et des cultes dirigés par les Divines Adoratrices saïtes jusqu'à la conquête perse de 525 av. J.-C.


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TANIS
Recherches et découvertes récentes
dans la Thèbes du Nord

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par M. Philippe BRISSAUD
Directeur de la Mission Française des Fouilles de Tanis
(Samedi 26 mars 2011 à Nantes)

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DANS LE CADRE DU PARTENARIAT UNISSANT NOS DEUX ASSOCIATIONS,
L'INTÉGRALITÉ DES BÉNÉFICES DE CETTE CONFÉRENCE
A ÉTÉ REVERSÉE À LA

SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES FOUILLES DE TANIS
AFIN D'AIDER LA RECHERCHE ARCHÉOLOGIQUE SUR LE TERRAIN

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LE DOMAINE D'AMON ET DE MOUT À TANIS
Recherches et découvertes récentes
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par M. Philippe BRISSAUD
Directeur de la Mission Française des Fouilles de Tanis
(Mercredi 7 avril 2010 à Nantes)

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DANS LE CADRE DU PARTENARIAT UNISSANT NOS DEUX ASSOCIATIONS,
L'INTÉGRALITÉ DES BÉNÉFICES DE CETTE CONFÉRENCE
A ÉTÉ REVERSÉE À LA

SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES FOUILLES DE TANIS
AFIN D'AIDER LA RECHERCHE ARCHÉOLOGIQUE SUR LE TERRAIN


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